L'haltérophilie à la source

L'haltérophilie à la source
L'haltérophilie a pour point de départ l'expression de la force physique ; il faudrait donc remonter jusqu'à l'apparition de l'homme sur la terre pour trouver sa véritable origine.
Depuis les Temps Antiques, la renommée des Hercules, Samson, Milon de Crotonne a franchi mers et continents et s'est gravée dans l'histoire de l'humanité.

Qui ignore, en effet, les douze travaux d'Hercule, la force que Samson trouvait dans sa chevelure ou encore la puissance que déployait le Grec Milon pour charger un boeuf sur ses épaules ?
L'histoire de la Force retient encore les exploits des gladiateurs, des guerriers célèbres pour leur aptitude à pourfendre, à enfoncer, à manipuler des armes gigantesques, à supporter de lourdes cuirasses ; ainsi, jusqu'à l'apparition de l'arme à feu, la force constituait la principale qualité du combattant sur laquelle reposaient les chances de survie.

Plus significatifs et surtout plus proches du sport haltérophile, apparaissent les tours de forces exercés sur des objets lourds tels que blocs de rocher, troncs d'arbre, tonneaux, meules de meunerie, enclumes, sacs de grains ou animaux de gros calibres. Certains de ces exercices de force s'implantent si bien que nous les retrouvons encore aujourd'hui au programme des fêtes folkloriques en Allemagne, au Pays basque, en Ecosse...
Sans aucun doute, les champions de ces “levés” et “portés” sont des hommes très forts par rapport à leurs contemporains, mais il est difficile d'apprécier la valeur réelle de leurs efforts, en raison de la diversité de la forme, du volume et de la masse des engins manipulés, de la multiplicité des tours de mains, des “trucs” et des techniques.
A toutes les époques, des hommes ont cherché à contrôler avec impartialité les exploits de leurs semblables, mais ce n'est qu'à partir du XVIIIe siècle que l'on trouve des traces de ces travaux. Il faudra attendre plus longtemps encore pour qu'un matériel normalisé , pour que des règlements communs permettent de comparer la valeur physique des hommes de tous les pays et de tous les temps.

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# Posté le mardi 31 octobre 2006 15:48

Rions un peu

Pour ceux qui n'ont pas le courage de tous lire, pour reposer ceux qui le font, pour ceux qui survole ou même pour ceux pour qui les articles sont inninterressant, voici une petite vidéo. Il s'agit d'une publicité pour une banque américaine.L'athlète est américain et se nomme Shane Hamman.
"son site officiel" (vous pourrez y trouver une autre des rares publicité avec un haltérophile, toujours de façon très caricaturé)
# Posté le dimanche 12 novembre 2006 03:48
Modifié le dimanche 17 février 2008 17:51

Les Précurseurs...

Les Précurseurs...
Hippolyte Triat(1812-1881) est le véritable précurseur de l'haltérophilie. Né dans le midi de la France, orphelin à 4 ans, enlevé par des bohémiens à 6 ans, il est d'abord danseur de corde, puis dès l'âge de 13 ans il présente, en compagnie d'un Espagnol et de ses deux fils, un numéro de poses plastiques et de lever de poids. Accidenté à l'âge de 16 ans, il entre au collège des Jésuites de Burgos pour une période de six ans ; il y enrichit ses connaissances qui jusqu'alors étaient essentiellement pratiques ; il reprend ensuite son métier d'artiste et ses activités d'athlète, il obtient un vif succès en Espagne, en Angleterre, puis en Belgique. A Bruxelles, il crée un gymnase qu'il dirige pendant sept ans. Agé de 35 ans, il fait aménager une magnifique salle à Paris. Compromis en 1870 - 1871, au temps de la “commune ”, il est interné ; relâché quelques mois plus tard, il assure la direction d'un gymnase moins important, jusqu'en 1879, deux années avant de mourir à l'âge de 69 ans.
En dehors de quelques fascicules, il reste malheureusement peu de chose de la méthode Triat et de ses grands projets. Les séances de travail collectif ou individuel qu'il organisait comprenaient quelques exercices à mains libres, avec barres à boules de six kg et haltères courts, des courses, des sauts, mais aussi, pour les élèves les plus évolués des mouvements d'haltérophilie, tels que les arrachés, développés, épaulé et jeté, à une ou deux mains.
La méthode Triat fut, en son temps reprise, avec plus ou moins de bonheur par quelques-uns de ses élèves et des imitateurs, mais les magnifiques projets que Triat avait élaborés pour “la régénération de l'homme ” n'ont malheureusement pas reçu l'appui des pouvoirs publics et les plans qu'il avait conçus pour fonder une Ecole Normale de Gymnastique ne furent pas réalisés.
Triat n'en est pas moins le principal précurseur, en France, de la culture physique avec haltères et de la gymnastique orthopédique. Bien qu'à notre connaissance, il n'ait pas organisé de compétitions de poids et haltères, qu'il n'ait pas laissé de réglementation précisant l'exécution des mouvements haltérophiles il est celui qui a répandu l'utilisation de barre à sphères, qui a fait fabriquer du matériel nouveau, qui a influencé, par la qualité de son enseignement, les moniteurs de son époque. Enfin, il est surtout, celui qui, le premier a enseigné les mouvements haltérophiles à des amateurs.
Malgré l'impulsion donnée par Triat, l'haltérophilie ne s'implante pas immédiatement en France. Alors que le goût de l'effort physique naît, dans notre pays, de la pratique de la bicyclette, nouveau moyen de locomotion rapide et économique, alors que la gymnastique aux agrès s'organise sous la férule des moniteurs de Joinville, alors qu'après 1870, les grandes fédérations sportives apparaissent, les débuts du sport haltérophile sont longs et laborieux. Pratiqué le plus souvent dans les arrière salles de cafés et dans quelques gymnases, le lever de poids reste surtout l'apanage de quelques professionnels de la force.
Vers 1880, les premières associations naissent en Allemagne : à Hambourg, Cologne, Leipzig, Francfort, Duisbourg, Munich ; à l'origine, trois mouvements y sont pratiqués :
- un lancer de pierre ;
- un soulever de gueuse en résistance ;
- un porté très lourd (?).
En Russie, à Saint Petersbourg, le Dr Krajewski constate sur lui-même les bienfaits que procurent les levers de poids et crée, en 1885, le “cercle des amis de l'haltérophilie ”.
En France, les hommes forts s'exercent dans quelques gymnases. Eugène Paz, ancien élève de Triat, dirige l'un de ces établissements. Vers 1865-1875, il organise des séances de lutte et de tours de force qui obtiennent un grand succès spectaculaire. Mais le premier essai d'organisation sérieuse revient aux associations de Lille et de Roubaix qui, vers 1890, fondent la Fédération Athlétique du Nord.

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# Posté le dimanche 26 novembre 2006 10:56

Hossein Rezazadeh

Une autre petite vidéo pur se détendre et se faire plaisir. L'Iranien Hossein Rezazadeh en +105kg, 262,5kg à l'épaulé-jeté lors des jeux olympiques 2004.
(Actuellement la barre la plus lourde soulevée dans ce mouvement depuis la réactualisation des records)
# Posté le vendredi 01 décembre 2006 11:42

Un début marqué par des tatonnements...

Un début marqué par des tatonnements...
Après plusieurs années de discussions et de tâtonnements, une nomenclature des mouvements est établie:
- les développés, arrachés, épaulés-jetés à un et à deux bras ;
- le dévissé d'un bras ;
- la volée d'un bras ;
- le bras tendu.
Edmond Desbonnet, fondateur de quelques-unes de ces associations, rédige le mode d'exécution et la réglementation de ces mouvements.
Des arbitres appelés “dynamométreurs ” sont désignés dans chaque société affiliée pour contrôler les records.
Une distinction très nette est faite entre les amateurs et les professionnels. Dès 1894, un concours international est organisé dans une localité de Belgique, à Mouscron, entre Belges, Hollandais et Français, mais par la suite ce genre de compétition se heurtera à la diversité des règlements et de leurs interprétations.
Aux Jeux Olympiques d'Athènes, en 1896, l'haltérophilie fait figure de discipline optionelle où l'épaulé-jeté à deux bras et à un bras sont les deux mouvements inscrits au programme.
L'inscription définitive de l'haltérophilie comme discipline olympique n'a lieu qu'aprè les Jeux de Paris de 1924, obtenue par Rosset, fondateur et président de la Fédération Internationale.
Après des débuts difficiles, hésitants, l'haltérophilie s'est donc solidement organisée, elle s'est hissé au niveau des autres grandes disciplines sportives. Tous les fervents du sport haltérophile doivent donc rendre hommage aux pionniers, aux initiateurs, aux grands dirigeants, sans oublier les athlètes les plus prestigieux qui, par leurs performances et leur personnalité, ont attiré l'attention de leurs contemporains et ont suscité des vocations sportives.

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# Posté le dimanche 17 décembre 2006 07:14